Communes
Une enquête met en exergue les causes des démissions dans les municipalités vaudoises
29.09.2026 / FAO n° 78
Entre 2021 et 2025, 346 membres d’exécutifs communaux ont quitté leur fonction (22% des sièges). Le phénomène touche une large partie du canton: 196 des 300 communes vaudoises ont connu au moins une démission au cours de cette même période. Menée par Statistique Vaud entre mi-juin et début août 2025, l’enquête a recueilli les réponses de 217 anciennes élues et anciens élus, soit 68% des personnes sollicitées.
Des expériences généralement positives
Malgré leur démission, 63% des personnes interrogées se déclarent satisfaites de l’organisation de leur municipalité, dont 23% totalement satisfaites. Elles décrivent une fonction enrichissante et porteuse de sens, qui permet d’acquérir des compétences, de nouer des relations et d’agir concrètement pour sa commune.
Les motifs de démission sont multiples et rarement attribuables à une seule cause. Le mauvais climat de travail au sein de la municipalité constitue le premier facteur de départ, évoqué une fois sur cinq. Il recouvre des réalités variées: tensions interpersonnelles, manque de collégialité, styles de management inadaptés ou sentiment d’exclusion. Les raisons de santé arrivent en deuxième position. A ces éléments s’ajoutent d’autres facteurs, tels que le poids des directives cantonales et leur complexité croissante ainsi qu’un sentiment d’impact limité sur les décisions.
Plus largement, l’étude fait ressortir quatre grandes difficultés qui peuvent se cumuler: la complexité de la fonction, les contraintes institutionnelles et le manque d’autonomie, les problèmes relationnels, ainsi que la charge de travail et l’insuffisance des ressources. Leur importance varie selon les profils et les contextes.
Les jeunes sont plus critiques
Les personnes de moins de 40 ans rencontrent davantage de difficultés à concilier leur mandat avec leur vie familiale et professionnelle. Elles se montrent également plus critiques: 62% se déclarent insatisfaites de l’organisation de leur municipalité. Cette proportion atteint 57% parmi les personnes comptant jusqu’à trois ans d’expérience, ce qui souligne les difficultés des débuts de mandat. On constate que la satisfaction augmente avec l’âge et l’ancienneté de la fonction.
L’étude ne fait apparaître aucune solution unique. Elle invite à réfléchir à plusieurs pistes, notamment le soutien administratif, la reconnaissance de la fonction, l’accompagnement des élues et élus et le fonctionnement interne des municipalités. Plus largement, ces résultats ouvrent une réflexion sur l’évolution du système de milice et les conditions nécessaires pour soutenir durablement l’engagement communal.
Les dernières actualités
Cohésion sociale
FORJAD permet depuis 20 ans aux jeunes en difficulté de s’affranchir de l’aide sociale
18.09.2026
Contrôle des habitants
Une loi sur le service des habitants adaptée aux enjeux d’aujourd’hui et de demain
08.09.2026
Votation cantonale
L’initiative populaire «Baisse d’impôts pour tous» sera soumise au peuple le 27 septembre
04.09.2026










