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Sécurité

Projet pilote pour l’introduction du Taser dans la gendarmerie mobile

04.06.2024 / FAO n° 45

Projet pilote pour l’introduction du Taser dans la gendarmerie mobile
FotoDax
Crédit photos: Dès le début du mois de juin, une quarantaine de gendarmes seront équipés de dispositifs incapacitants.

La Police cantonale vaudoise souhaite tester l’opportunité d’équiper la gendarmerie mobile du dispositif incapacitant à impulsion électrique (DI). Dès le mois de juin, une quarantaine d’agentes et agents de terrain seront ainsi équipés et formés à l’utilisation du dernier modèle de DI, le Taser 10. Cette phase pilote fera l’objet d’un monitoring qui permettra d’évaluer l’efficacité du dispositif en termes de dissuasion et de désescalade afin d’envisager un déploiement à plus large échelle pour les interventions en première ligne.

Dès le début du mois de juin 2024, une quarantaine de gendarmes de la gendarmerie mobile, qui interviennent en première ligne, seront ainsi équipés du dernier modèle de DI, le Taser 10. Toutes ces personnes seront formées à son utilisation. Cette phase de test se déroulera sur une période initiale de six mois. L’objectif est de fournir les éléments nécessaires à un possible déploiement plus large de cet appareil au sein de la Police cantonale vaudoise. Ces éléments viendront compléter les retours d’expérience de l’usage du Taser ancienne génération qui équipait les groupes d’intervention jusqu’à aujourd’hui. Les membres du groupe d’intervention vaudois (DARD) seront également équipés du nouveau modèle DI.

Intervention graduelle
Le dispositif incapacitant (DI), plus communément appelé «Taser», est un moyen de neutralisation momentanée qui transmet une impulsion électrique sur la personne devant être maîtrisée. Le signal électrique envoyé agit sur le système nerveux musculaire et sensoriel. Le nouveau modèle Taser 10 a une portée maximale de presque 14 m et est équipé de 10 sondes individuelles. Grâce à ces nouvelles fonctionnalités, il est beaucoup plus précis et efficace.

La Police cantonale rappelle que le DI s’inscrit dans un contexte d’intervention graduelle. Il peut représenter un moyen de contrainte et de désescalade qui permet d’éviter le recours à l’arme à feu. Il est aussi considéré comme un moyen de contrainte moins invasif que le bâton tactique en permettant d’éviter le recours au contact physique pour maîtriser une personne violente ou armée. Dans cette perspective, le projet-pilote d’introduction du DI répond au principe de proportionnalité qui dicte l’action de la police, tout comme les notions de légitime défense ou de légitime défense d’un tiers.