Identifiant: Mot de passe:
Edition No 26 / Mardi 31 Mars 2015

COMPTES 2014 DE L’ETAT

Un résultat maîtrisé dans un environnement complexe

Les comptes de l’Etat se soldent pour 2014 par un excédent de revenus de 0,8 mio. Dans le cadre de leur bouclement, le Conseil d’Etat anticipe certains financements dans les secteurs les plus touchés par le franc fort. Hors ces éléments extraordinaires, la prévision budgétaire est étroitement respectée.
Les charges brutes de l’Etat de Vaud pour l’exercice 2014 s’élèvent à 9517,8 mios. Ce montant inclut des écritures de bouclement pour un total de 599 mios. Il s’agit d’amortissements non planifiés au budget et de préfinancements dans des secteurs prioritaires.
Ces opérations neutralisées, les charges nettes de l’Etat sont inférieures de 4 mios au budget, ce qui représente une croissance de 3,7% conforme à la prévision budgétaire. La progression en 2014 de la masse salariale de l’Etat (2,7%), reste inférieure à celle de ses dépenses courantes.
Le montant des revenus atteint 9518,6 mios, soit 72 mios et 0,8% seulement de plus qu’à la fin 2013. Principal moteur des recettes, l’impôt sur le revenu progresse de 1,1%. La baisse de 10 mios (–1,5%) de l’impôt sur le bénéfice des entreprises s’explique notamment par la réduction du taux légal intervenue en janvier 2014. Les impôts dits conjoncturels marquent pour leur part un net retrait de 60 mios (–11,4%) par rapport à l’année précédente.
Du côté des investissements, la part nette de l’Etat atteint 303 mios, soit 67 mios de moins que prévu au budget mais 62 mios de plus qu’en 2013.
L’Etat a investi en 2014 un montant brut (y compris la part de tiers) de 312 mios, octroyé de nouveaux prêts (48 mios) et de nouvelles garanties (222 mios), et pris une participation (17 mios) pour un total de 599 mios. Au final, après neuf réductions consécutives, la dette nette du Canton amorce une légère remontée de 475 à 575 mios due principalement au financement d’une nouvelle tranche de recapitalisation de la Caisse de pensions (180 mios) et à la montée en puissance des investissements.
« Dans un contexte de stagnation des recettes, nous devons être particulièrement attentifs à la progression de nos dépenses, qui doit absolument être maîtrisée », commente Pascal Broulis, chef du Département des finances et des relations extérieures.

Pascal Broulis, chef des Finances: «La progression de nos dépenses doit absolument être maîtrisée».
Jean-Bernard Sieber ARC