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Décoration
Illuminations des fêtes: vers l’âge de raison

En décembre, maisons et rues s’illuminent et se couvrent de guirlandes. Mais consommation énergétique et pollution lumineuse sont surveillées.

Depuis 2008, l’énergie utilisée pour les illuminations de fin d’année à Lausanne est entièrement renouvelable.
Crédit photos: ARC Jean-Bernard Sieber

En décembre, des étoiles font leur apparition au-dessus des rues et les guirlandes électriques passent du vert au rouge ... Ces illuminations sont une tradition hivernale incontournable. Mais les mentalités ont changé. Aujourd’hui, l’accent est mis sur un éclairage public écologiquement responsable. Ici aussi, on cherche des manières de diminuer, ou d’optimiser notre consommation.

Il n’existe pas de règlement cantonal qui limite l’utilisation énergétique des communes. La Direction générale de l’environnement (DGE) suit néanmoins la facture énergétique de l’éclairage public. « Les illuminations de fin d’année ne représentent qu’une part marginale de la consommation annuelle de l’éclairage public. Celui-ci est responsable de moins de 5 % de la consommation électrique totale du canton », note Mohamed Meghari, chef de la division Efficacité énergétique à la DGE.

Les Services industriels de Lausanne (SiL) se chargent des illuminations de la capitale depuis de nombreuses années. Ils indiquent une consommation de 18’000 kWh, équivalente à l’énergie nécessaire annuellement pour six ménages de quatre personnes. «Depuis 2008, l’énergie utilisée pour les décorations de Noël est entièrement renouvelable», indique Jean-Yves Pidoux, directeur des SiL. Les ampoules sont, quant à elles, exclusivement LED, peu énergivores.

Un autre acteur est présent sur ce secteur : 35 entreprises et communes vaudoises ont fait appel aux services de Romande Énergie, qu’il s’agisse de l’achat, location ou installation d’illuminations de fin d’année. Comme à Lausanne, l’entreprise n’utilise que des LED. Le type d’énergie utilisée dépend, quant à lui, du contrat d’approvisionnement que les communes et entreprises ont avec leur fournisseur, note Guillaume Fuchs, responsable éclairage.

Nouvelle forme de pollution

L’excès de lumière pose parfois problème pour la faune et la population. « Nous commençons à recevoir quelques plaintes pour cause de pollution lumineuse », constate Dominique Luy, chef de la section Bruit et rayonnements non ionisants (émis par les ondes utilisées par le standard de téléphonie mobile 5G) à la DGE. L’idéal est d’éviter un excès de lumière. «Il faudrait, par exemple, diminuer l’intensité des lampadaires à proximité d’illuminations de fin d’année», préconise Mohamed Meghari. À Lausanne, les luminaires disposent de systèmes d’abaissement de la lumière et les décorations sont éteintes à 00 h 30 tous les soirs. Quant à Dominique Luy, il met en garde communes et privés contre l’utilisation de lasers. « Certains lasers sont facilement accessibles sur le marché et peuvent être utilisés sans autorisation. Ils peuvent néanmoins causer des lésions oculaires. Il ne faudrait pas les laisser sans surveillance ».

Texte intégral de l’article: www.vd.ch/gazette

Mesures d’encouragement

Au sein de la Direction générale de l’environnement (DGE), la direction de l’énergie a mis sur pied des projets pour faciliter la transition énergétique des communes. Elle propose son aide pour élaborer des concepts d’éclairage public. Lancée en décembre 2017, la mesure cantonale a déjà bénéficié à une quarantaine de communes. La DGE a également proposé des aides financières aux communes pour la modernisation de l’éclairage public. Un appel à projets a eu lieu entre février et mai 2018. Vingt-sept projets ont été mis sur pied. Ils ont permis aux communes intéressées de passer au LED ou d’installer des systèmes de télégestion ou de coupure du courant automatisés.