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Renens / District de l’Ouest lausannois / Alphabet des communes
De gueules à deux pals ondés d’argent, au chef du même.
En?1921, un premier projet d’armoiries fut présenté à la commune, portant les émaux de l’ancien évêché de Lausanne, surchargées du dauphin décharné des Praroman, anciens seigneurs de Renens. Ce projet resta en suspens jusqu’en?1926 et fut alors refusé. Ne trouvant à relever aucun fait historique notable, les autorités préférèrent rappeler dans les armoiries communales les deux ruisseaux qui traversent leur territoire : la Chamberonne, la Mèbre et le ruisseau de Broye, tout en conservant les émaux de Lausanne.
Syndique
Marianne Huguenin
Municipaux Jean-François Clément
Jean-Marc Dupuis
Olivier Golaz
Tinetta Maystre
Myriam Romano-Malagrifa
Jean-Pierre Rouyet
Secrétaire Jean-Daniel Leyvraz
Boursier Michaël Perrin
Nom de la commune Renens
Sobriquet des habitants « Lè Poûre Dzin » (les pauvres gens)
Adresse + tél. + fax Rue de Lausanne 33 – 1020 Renens Tél 021 632 71 11 – Fax 021 632 71 99
Adresse e-mail adm.generale@renens.ch
Coordonnées géographiques 534.526/154.254 (Hôtel de Ville)
District Ouest lausannois
Arrondissement électoral Ouest lausannois
Superficie + altitude 295,2 ha – 398 m au plus bas et 490 m au plus haut
Communications, voies et moyens d’accès Gare CFF – M1 –
TL lignes 7, 17, 18, 31, 32, 33, 36, 38, 54
Nombre d’habitants 20 634
Nombre de ménages 8879
Structure de la population La population étrangère représente 52,6% répartie en 122 nationalités
Communications Journal communal Carrefour Info Renens 9 fois par an et www.renens.ch
Classification de la commune 19,3
Taux d’imposition 78,5%
Jours du marché Samedi matin et mercredi après-midi durant la belle saison sur la place du Marché. 1 er dimanche matin du mois à la place du Village
Syndic Huguenin Marianne (syndique depuis 2006)
Administration générale – Personnel
Municipaux Clément Jean-François
Finances – Cultes
Dupuis Jean-Marc
Bâtiments – Environnement
Golaz Olivier
Sécurité publique – Informatique – Population
Maystre Tinetta
Urbanisme – Travaux
Romano-Malagrifa Myriam
Culture – Jeunesse – Sport
Rouyet Jean-Pierre
Sécurité sociale
Secrétaire municipal Leyvraz Jean-Daniel
Boursier Perrin Michaël
Séance de la municipalité Vendredi
Conseil communal Jeudi (9 fois par année)
Adresses utiles
Greffe
Heures d’ouverture
Rue de Lausanne 33 – 1020 RenensLundi à vendredi de 8h à 11h30 et de 14h à 16h30
Jeudi jusqu’à 18h30
Registre foncier Lausanne
Etat civil Lausanne
Postes de gendarmerie + tél. Poste de Gendarmerie :
Av. de Longemalle 1
Poste de Police de l’Ouest lausannois :
Rue de Lausanne?35
Service du feu Christophe Masson, cdt
Paroisses Protestante : Av. du Temple 18 Catholique : Av. de l’Eglise-Catholique 2b
Piste Vita, patinoire, piscine Piscine : Aquasplash, av. du Censuy 36 Patinoire : Centre intercommunal de Glace de Malley, ch.?du Viaduc 14, Prilly Tennis : Baumettes Terrains multisports : Av. du Censuy et Baumettes
Curiosités Renens et 8 autres communes de l’Ouest lausannois ont été récompensées en 2011 par le Prix Wakker de Patrimoine suisse pour leur action commune de mise en valeur de leur territoire. Le couvert de la place du Marché rénovée symbolise le nouveau centre-ville.
Renens héberge le siège de la Fédération internationale de Tennis de table ainsi qu’un petit musée qui est consacré à ce sport.
Le « Chemin des sens » est une balade originale en milieu urbain qui permet de découvrir les parcs, promenades et forêts.
Manifestations Animations musicales au marché, cinéma en plein air la Piazzetta, Saison des spectacles, Course pédestre, Remise des Mérites de la ville de Renens, Festimixx festival multiculturel (trisannuel), etc. Consulter l’agenda sur www.renens.ch
Sociétés locales De Accordéon à Wushu,
voir liste complète sur www.renens.ch
De gauche à droite : Jean-Daniel Leyvraz, Jean-Pierre Rouyet, Marianne Huguenin, Olivier Golaz, Myriam Romano-Malagrifa, Jean-François Clément, Tinetta Maystre et Jean-Marc Dupuis.

Introduction générale

Renens, 4e ville du Canton de Vaud et chef-lieu du district de l’Ouest lausannois compte près de 21 000 habitants et 800 entreprises. La ville est empreinte d’un fort passé industriel qui a débuté à la deuxième moitié du XIXe siècle avec notamment l’arrivée du chemin de fer et la construction de la gare. Aujourd’hui encore, les vestiges de ce passé industriel et ferroviaire sont très présents. Mais la ville se tourne résolument vers le XXIe siècle et la mue urbaine a débuté avec le réaménagement du centre-ville et une nouvelle place du Marché inaugurée en 2011.

Les liens avec le passé restent cependant précieux pour la ville de Renens. Déjà reliée à Lausanne par un tram (entre 1903 et 1964), Renens se prépare à de nouvelles connections avec la Suisse romande : la rénovation complète de la gare de Renens qui pourrait devenir la troisième gare de Suisse romande ou le nouveau tram entre le Flon et Renens montrent que le dynamisme du passé influe sur celui du futur.

Renens ne possède certes pas de sites historiques ou touristiques majeurs, mais elle s’est construite des racines et possède une identité forte. Tout comme par le passé, la tradition d’accueil de personnes étrangères se poursuit. La population est très métissée et ce sont plus de 100 nationalités qui représentent le 52% des Renanais. Ce mélange est une richesse qui est mise en valeur régulièrement, par exemple au sein du tissu associatif, tous les trois ans pendant le festival FESTIMIXX et au quotidien dans les différentes échoppes qui animent le centre-ville.

Comme toute ville qui grandit, Renens fait face à de nombreux défis: assurer le rôle de chef-lieu du district en collaboration étroite avec les communes environnantes, renforcer les finances communales pour faire aboutir les projets en cours, accueillir le futur gymnase de l’Ouest lausannois, finaliser la construction d’un nouveau collège, garantir la bonne intégration de la population et la sécurité des citoyens, réussir les grands chantiers à venir et la mise en place d’une mobilité moderne, créer des places dans les structures d’accueil de la petite enfance, pallier à la pénurie de logement, et ce, dans une dynamique axée sur le développement durable et avec une situation financière délicate.

Renens possède des atouts indéniables: la proximité des Hautes Ecoles, une connexion forte aux transports publics et privés et à la Suisse romande, un tissu industriel performant, une offre culturelle riche avec des projets ambitieux, des structures d’accueil pour les jeunes entreprises ou pour des activités plus matures, des centres de formation de pointe et de portée internationale, des activités et des animations au centre-ville, une politique de la jeunesse dynamique et des infrastructures sportives variées prenant la forme de terrains multisports, de piscine ou de patinoire.

En résumé, l’objectif est de «faire de Renens une ville créative, intégrante, équitable, durable et efficace» où il est possible de vivre ensemble et d’y réussir ses activités.

 

A la découverte de Renens

Les villas du chemin des Clos

Le chemin des Clos se trouve non loin de la rue de Lausanne et du quartier de Florissant. En longeant celui-ci en direction du Château de Renens, en face du parc Karl-Sauter, il est impossible de manquer ce pittoresque ensemble de villas contigües datant du début du XXe siècle.

Ces maisons ont été réalisées en 1907 par l’architecte lausannois Georges Epitaux. Loin d’être un inconnu, cet homme a construit, entre autres, la galerie de St-François, la Maternité et la promenade Jean-Jacques Mercier à Lausanne, l’Ecole Marcelin à Morges, le siège du BIT à Genève ou encore la Maternité d’Athènes !

Renens possède ainsi sa «British touch» avec ce style inspiré des maisons victoriennes britanniques. L’implantation des villas suit harmonieusement la courbe du terrain naturel. Les toitures sont percées de nombreuses lucarnes, d’autres éléments sont également d’origine, comme les portails ou cheminées.

 

Des jardins de poche de la rue Neuve à l’ECAL

Partant de la place du Marché, la rue Neuve, rue piétonne entièrement rénovée, invite à la flânerie. Des maisonnettes très colorées côtoient des bâtiments d’un autre siècle. Les petites allées qui la bordent sont agrémentées d’une particularité architecturale qui amène élégamment de la verdure en ville: Les jardins de poche.

En continuant en direction du Nord, l’avenue du 14-Avril délimite le centre-ville d’aujourd’hui et marque l’entrée d’un quartier dédié à de l’habitat. La traversée de cette artère qui a été construite dans les années 1960 rappelle qu’elle sera le prochain théâtre des mutations de la ville par sa mise en double-sens.

Un peu plus haut, l’ancienne usine IRIL témoigne d’un passé industriel qui a marqué durablement Renens. Magnifiquement reconverti et rénové, entièrement redessiné par Bernard Tschumi Architects et le Bureau d’architecture Claude Fehlmann SA, le bâtiment abrite aujourd’hui la célèbre Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL), l’EPFL + ECAL Lab et les Ateliers de la Ville de Renens.

 

Le chemin des sens

Le chemin des sens est une invitation originale à la balade dans un contexte urbain, qui donne aussi l’occasion de déc ouvrir les parcs, promenades et forêts de «sa ville» en parcourant une voie naturelle qui éveillera ses sens sur un chemin qui n’est pas forcément le plus direct.

La signalétique du chemin des sens est composée essentiellement d’éléments en béton peints en rouge: chaises, bancs, plots, tables ou dalles qui se succèdent en attisant à chaque fois un des cinq sens. Entre les différents éléments, un balisage au sol avec des dalles rouges dirige le promeneur. Chaque banc ou chaise a une thématique spécifique, comme le banc des centenaires, la crue de la Mèbre, le banc des amoureux ou encore la chaise de la contemplation.

Le parcours est défini par une boucle située au sud de la ville avec pour point de départ la gare de Renens, puis direction le promontoire du cimetière en passant par le parc de la Gare, le parc SI Beaulieu, les jardins familiaux du Simplon, le site scolaire du Léman, les jardins familiaux du Censuy, le refuge, la piscine et retour par le bois du Caudray et le parc du Ranch pour arriver à la gare de Renens (4377 m). A noter qu’une boucle raccourcie à 3822 m est prévue pour les personnes à mobilité réduite.

Amener de la fraîcheur et de la poésie au sud des voies afin de découvrir la ville de Renens avec un autre regard, en aiguisant les cinq sens, tel a été le leitmotiv de ce projet. Ne manquez pas de vous balader sur le chemin des sens pour y découvrir, à coup sûr, des endroits offrant un coup d’œil singulier, une perspective surprenante !

 

Renens en mouvement

« Renens en mouvement » est l’appellation qui a été choisie pour parler des grands chantiers des 10 prochaines années en ville de Renens. Mieux qu’un slogan, «Renens en mouvement» symbolise l’engagement des autorités communales d’accompagner les habitants, les usagers, les entreprises et les commerces de la place pendant ces transformations par une information claire, complète et évolutive, en présentant les nombreuses constructions et infrastructures qui sortiront de terre ces prochaines années.

Renens est à l’aube de changements urbanistiques majeurs qui représentent une chance unique de préparer son avenir: arrivée d’un nouveau tram, rénovation complète de la gare, mise en double-sens de l’Avenue du 14-Avril, construction d’un gymnase ou d’un collège, etc.

Tous les habitants ont reçu fin 2012 un premier plan synoptique sur l’état de ces projets, qu’ils peuvent également suivre sur le site internet www.renens.ch/enmouvement. D’autres articles, photos et interviews suivront dans le journal «Carrefour Info Renens», journal communal paraissant neuf fois par an.

 

Le tissu économique renanais

Renens a la chance de se trouver dans une région où le dynamisme économique est fort. Bien que l’activité industrielle qui a fait la réputation de Renens il y a plus d’un siècle ne soit plus prépondérante, il reste à Renens une activité économique diversifiée, innovante et emblématique, que ce soit au niveau du secteur secondaire ou du secteur tertiaire ainsi que des structures d’accueil pour des entreprises.

 

Les structures d’accueil pour les entreprises

- Les Ateliers de la Ville de Renens

La Fondation des Ateliers de la Ville de Renens est une initiative de la Municipalité de Renens qui a pour but d’encourager la création de nouvelles entreprises dans le domaine de la communication visuelle, du graphisme, du design ou de l’architecture. Elle a célébré ses 5 ans d’existence en 2012.

Différents locaux sont loués à des prix attractifs à l’av. du 24-Janvier 11, dans le même bâtiment que l’ECAL. La Fondation met à disposition de jeunes chefs d’entreprises aide et soutien ainsi que des surfaces communes équipées.

Aménagés dans l’ancienne usine IRIL, les locaux modernes et spacieux conservent encore les marques du passé, la hauteur des plafonds a été maintenue et une grande partie des sols sont d’origine. On peut ainsi deviner les traces des machines et l’on peut imaginer les ouvriers et ouvrières qui y ont travaillé durant de nombreuses années. C’est pour cette raison qu’il a été décidé de conserver le terme d’atelier pour cette structure rénovée.

Les Ateliers de la Ville de Renens font partie des 7 sites reconnus dans le cadre de la nouvelle plate-forme cantonale Innovaud qui vise à renouveler le tissu économique vaudois en stimulant l’innovation. Les Ateliers de la Ville bénéficient ainsi du support du réseau de coachs d’Innovaud et permet aux entreprises hébergées d’obtenir des financements. Le PSE de l’EPFL, Y-Parc, le Biopôle de Lausanne font également partie de la plate-forme Innovaud.

Fin 2012, 8 entreprises étaient hébergées au sein des Ateliers qui affichent ainsi complet.

 

- Le CACIB SA

Le CACIB pour Centre Artisanal Commercial et Industriel des Baumettes est une société anonyme dont l’actionnariat est réparti à 60% pour la Commune de Renens et 40% pour la Société Industrielle et Commerciale de l’Ouest Lausannois (SICOL).

L’histoire du CACIB débute en 1972 lorsque la Commune de Renens octroie à la SICOL un DDP de 10 000 m2 sur une parcelle au lieu dit «Baumettes-Dessous». Le DDP est augmenté à 12 000 m2 en 1976 et un groupe de travail est constitué au sein de la SICOL. C’est en septembre 1981 que le Conseil communal de Renens accepte de cofonder une SA avec la SICOL et d’octroyer un DDP sur 20 000 m2 de terrain. La réalisation du bâtiment se fait en deux étapes entre 1984 et 1988. Ce sont depuis lors 27 000 m2 de surface de plancher qui sont à la disposition d’entreprises.

Très visionnaire à l’époque, le projet du CACIB offre aujourd’hui une magnifique infrastructure à toutes les entreprises qui souhaitent développer des activités à Renens. Le succès est au rendez-vous depuis le début et le CACIB a toujours trouvé sa place à travers le temps. C’est la raison pour laquelle des tractations sont en voie de finalisation pour réaliser un CACIB II sur le site du Closel. Les négociations se conduisent dans le cadre du plan de sauvetage des IRL, plan porté par le Canton de Vaud, le CACIB SA et la Ville de Renens.

Cette nouvelle infrastructure ambitieuse permettra d’héberger des entreprises en voie de croissance et de créer de nouvelles opportunités d’implantation dans une volonté de ré-industrialisation du tissu économique.

 

Quelques entreprises représentatives de Renens

On peut citer la présence de TESA, fabricant d’outils de mesure de précision qui vient d’investir plusieurs millions dans une nouvelle ligne de production malgré un climat à l’exportation morose, celle de Trimos, active dans le même domaine d’activité, l’évolution de SOCOL SA, fabricant de peintures et vernis établi à Renens depuis 1947, l’étonnante activité de niche de la société Elinchrom SA qui fabrique des flashs et lampes pour les professionnels de la photo. Toutes sont autant d’exemples d’un certain maintien industriel.

Pourtant, tout n’est pas facile dans le secteur secondaire et les enjeux industriels sont nombreux. L’épisode douloureux des IRL est là pour rappeler cette fragilité latente. Cependant, certaines décisions ne sont pas une fatalité et il est possible de sauvegarder des intérêts avec de la persévérance et du dialogue.

Le secteur tertiaire n’est pas en reste dans le tissu économique. Renens héberge en effet le siège suisse de Orange communication, le siège romand de Siemens, de M&Z (Groupe Alpiq), le siège de la Fédération internationale de Tennis de table ou de Parking Management Service SA pour ne citer qu’eux.

La volonté politique de renforcer le tissu économique est réelle et se traduit par des efforts particuliers en matière de promotion économique. Avec les outils à disposition et la dynamique en place, Renens a toutes les cartes en main pour bien faire !

 

Dynamisation du centre-ville et la place du Marché

Comme tout organisme vivant, le centre-ville de Renens a toujours vécu des évolutions et n’a pas échappé aux maux qui frappent la plupart des centres-villes en Suisse: disparition des activités artisanales, apparition de vitrines vides, développement d’une certaine standardisation de l’offre, etc.

La réaction politique s’est traduite par le réaménagement complet du centre-ville et de la place du Marché dans une grande démarche participative incluant la population, des partenaires privés et la Municipalité. Le résultat est un projet résolument contemporain qui pose les premiers jalons du développement futur de la ville. Cette réalisation s’accompagne également au niveau du dynamisme commercial par la mise en place d’une démarche proactive d’approche d’enseignes intéressantes tout comme par le renforcement des liens entre les commerçants.

Les efforts ainsi déployés ont conduit à certaines réussites avec l’arrivée ou la rénovation d’enseignes commerciales. Bien qu’encourageants, les premiers résultats montrent que le chemin est encore long, la mue de la ville n’étant de loin pas terminée.

 

L’ECAL et le design à Renens

Côté formation, outre la proximité immédiate (à 5 arrêts de métro) de l’EPFL et de l’UNIL, Renens accueille la très renommée ECAL (Ecole Cantonale d’Arts de Lausanne) ou l’école privée Athenaeum. Ceci confère sans conteste à la ville une image forte dans le domaine du design (industriel), du graphisme, de l’audiovisuel ou de l’architecture d’intérieur. La tenue tous les 2 ans à Renens des Design Days et le succès rencontré en termes de fréquentation par la manifestation attestent de cette image.

Pour encore renforcer cette tendance si besoin était, un professeur de l’ECAL a créé en 2012 sur 300 m2 et dans une friche industrielle le Design Studio de Renens. Cette structure vise à aider les jeunes diplômés de l’ECAL à lancer leur entreprise en travaillant de façon cadrée sur des mandats réels.

Les Ateliers de la Ville de Renens ou l’EPFL + ECAL Lab viennent intelligemment compléter ce pôle du design.

 

Vision de la Syndique(Questions-réponses)

Madame la Syndique, qu’est-ce qui a changé à Renens au cours des dix dernières années ?

Tout d’abord, des choses ont changé déjà dans la conscience que nous avons de notre ville, tant du côté des autorités, Municipalité ou Conseil communal, que des habitants. En tout cas la conscience que nous sommes la 4e ville du canton, l’envie que la ville progresse, s’améliore, devienne ville et moins banlieue.

Cette vision plus ambitieuse s’est concrétisée dans plusieurs domaines.

Je mentionnerais d’abord la transformation de notre centre-ville. Le fait d’être prêt à investir de notre côté a permis de faire bouger les partenaires privés et de renforcer l’attractivité du centre, qui n’avait plus évolué depuis des dizaines d’années, en réalisant en outre une place du Marché dont le couvert fait maintenant partie des «monuments» de la ville !

Nous avons également rénové et agrandi deux bâtiments scolaires : les collèges du Léman et de Florissant sont devenus des outils performants pour nos élèves, et marquent aussi la ville par leur qualité.

La venue à Renens de l’ECAL en 2007 a été accompagnée par un fort soutien politique local, qui a aidé à la concrétiser, par exemple en implantant dans le bâtiment même les Ateliers de la Ville de Renens. Le fait d’avoir une HES d’un rayonnement international, avec ses 600 étudiants et sa centaine de professeurs et d’intervenants, contribue à changer l’image de la ville, à l’intérieur comme à l’extérieur. Ces Ateliers nous ont permis de devenir pro actif, plus présent dans la politique économique, en soutenant la création d’entreprises qui permettront à l’avenir de renforcer la place industrielle suisse dans des domaines nouveaux, comme par exemple le design.

Renens a été très présent ces dernières années, avec tout l’Ouest lausannois, dans les projets de l’agglomération Lausanne-Morges, qui vont bénéficier de financements de la Confédération et du canton. L’impulsion donnée par la création du SDOL (Schéma Directeur de l’Ouest lausannois) nous a aidé à apparaître au niveau régional, ensemble, plus fortement, à renforcer une 2e centralité en périphérie de Lausanne. Ces projets à venir nous dynamisent, avancent à un bon rythme, et même si ils sont à l’état de plans actuellement, ils montrent les potentiels de notre ville et influent sur son futur. Ils nous ont permis aussi de nous réapproprier une vision globale de notre région et de son développement, d’un développement durable et de qualité, et d’en être fier. L’obtention en 2011 du Prix Wakker pour nos communes a symbolisé cette évolution.

Sur les plans culturel et social, nous avons développé ces 10 dernières années des politiques d’intégration et de la jeunesse exemplaires, souvent citées à l’extérieur. La visibilité culturelle de la ville s’est amplifiée, par des diverses actions qui ont pris de l’ampleur (Festimixx, le développement de la Saison de spectacles, l’accueil de manifestations comme les Design Days récemment, etc.).

En 10 ans, Renens a grandi, augmenté ses habitants, et nous avons compris que nous allions grandir de l’intérieur, ce qui est un sacré défi à relever. Nous avons passé le cap des 20 000 habitants en 2011, alors que nous étions 17800 en 2000.

Enfin, depuis 2008 Renens est le chef-lieu du district de l’Ouest lausannois, d’un district, qui est celui des Hautes Ecoles, UNIL et EPFL, et de leur formidable potentiel. Et un district qui bouge, même à vélo, comme l’a montré le formidable succès de «Cap sur l’Ouest», sorte de « slow-up » de 25 km qui a fait parcourir tout le district et ses 8 communes en automne 2012 à plus de 10 000 participants, du district et d’ailleurs.

 

Qu’est-ce qui va changer dans les dix années à venir ?

Nous sommes à la veille de mutations qui vont se poursuivre.

En 2016 nous accueillerons un Gymnase et ses 1000 étudiants, dans un quartier qui va se transformer et créer aussi des logements.

Les transformations de notre centre-ville vont continuer, avec en premier la mise en double sens de l’avenue du 14-Avril, permettant de requalifier cette « semi-autoroute » en rue et d’avoir un schéma de circulation plus simple dans notre centre, le tranquillisant ainsi entre la gare et la place du Marché, pour y accueillir le tram Flon – Gare de Renens, en 2018, tram qui, je le souhaite vivement, va se poursuivre, à l’Ouest en tout cas, vers Bussigny-Villars-Ste-Croix.

Nous aurons enfin, entre 2015 et 2020, une gare complètement transformée, avec un Rayon vert réel et non seulement en image ! Du côté de Malley, cela devrait bouger aussi, avec de nouveaux quartiers et de nouveaux franchissements des voies CFF, facilitant le transit entre le Sud et le Nord de Renens.

Ce développement de la ville nous met devant le défi de suivre au niveau des écoles, de la politique de la petite enfance et de la politique culturelle: par exemple, un nouveau collègue au Censuy sera construit et, je l’espère, un musée, différent, autre, aux Tilleuls, dans un bâtiment historique de qualité.

 

Quelle serait la phrase qui caractérise le mieux votre ville ?

Il y en a peut-être plusieurs: j’aime bien le titre d’un article de la NZZ sur Renens en 2006: «Renens, la ville qui ne veut plus être une banlieue!» Nos deux derniers programmes de législature se sont appuyés là-dessus, s’intitulant «Faire la ville de demain ensemble». Dans ce mouvement vers l’avenir, je crois profondément en nos racines. Donc je dirais: «Renens, ville ouvrière, multiculturelle, fière de ce qu’elle est, forte de ses racines et ouverte aux changements et aux défis à venir».

 

Que changeriez-vous à Renens si vous aviez une baguette magique ?

100 millions pour nos investissements ! C’est ma première réaction à l’idée d’une baguette magique ! Pour que nous puissions investir et accompagner ces investissements avec des infrastructures scolaires, sociales et culturelles de qualité ! En outre, la baguette magique devrait pouvoir intervenir sur l’économie: il faudrait des emplois diversifiés, pour baisser notre taux de chômage et de Revenu d’insertion, qui est trop élevé. 

Que peut-on vous souhaiter jusqu’à la fin de la législature en cours ?

Une conscience auprès du Canton et de la Confédération que les villes sont les piliers de notre «vivre ensemble» confédéral et que c’est là que tout se joue: nous avons besoin de moyens réels pour que ce vivre ensemble tienne dans les quartiers, dans la vie de tous les jours. Et d’autant plus pour des villes comme Renens qui ont une population qui subit la crise de plein fouet, après avoir contribué au développement industriel de notre pays. Il faut prendre ces réalités en compte et cesser cet absurde report des charges à l’échelon inférieur, de la Confédération sur les cantons, des cantons sur les villes.